À MON SUJET

Je suis né en 1763 à Ajaccio.

 

Mon père était un suisse nommé Franz Faesch et ma mère était la grand-mère de Napoléon, Angela Maria Pietrasanta.

 

Archevêque de Lyon en 1802, je fus nommé cardinal en 1803, ambassadeur de France à Rome en 1804, puis, un an plus tard grand aumônier de l'Empire.

J'étais aussi un collectionneur boulimique.

 

Je quittais définitivement la Corse en 1793 et ​​pourtant à la fin de ma vie, alors que je m'installais à Rome, comme d'autres proscrits, je m'inquiétais toujours pour ma patrie. Je décidais en 1806 de léguer à Ajaccio ma fabuleuse collection soit plus de 17 000 objets d'art, dont environ 16 000 peintures.

Les ventes successives déjà de mon vivant mais surtout les post-mortem opérées par Joseph Bonaparte, mon légataire universel, ont privé Ajaccio de chefs-d'œuvre de Giotto, Mantegna, Raphaël, Pontormo ou Rembrandt.

 

Situé au cœur d'Ajaccio, l'Institut des sciences et des arts est aujourd'hui le Palais Fesch musée des Beaux-Arts. Il abrite toujours une fantastique collection de peintures.